FIN DE LA COMMUNICATION —————————

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Le mouvement d’occupation de l’ancienne Halte de Jour a pris fin suite à l’intervention des forces de l’ordre ce matin à 7 heures, à la demande de la ville de Tours.
Cette issue, sans surprise, confirme la préférence systématique du maire de Tours, Jean Germain, pour l’aspect policier du droit contre son aspect émancipateur, et ce, dans tous les domaines (droit du logement, mais aussi droit du travail avec la condamnation définitive de la ville dans le dossier ACCES).
Pour notre part, nous soutenons les mouvements d’auto-récupération des sites publics désaffectés tant que des gens resteront condamnés à dormir à la rue ou dans des voitures dans l’agglomération de Tours.
S’ils ne peuvent résoudre tous les problèmes, ces mouvements permettent de symboliser dans des lieux une partie de la souffrance de la population d’une ville
La Ligue des Droits à l’Homme était prête à se porter garante du bon déroulement d’un processus de ce type au 68 rue du Canal. Cette proposition a été rejetée, non sans condescendance, par le maire de Tours, Jean Germain.
Ces mouvements existent et se développent sans rencontrer d’opposition des élus locaux dans un pays comme l’Italie Et cela y compris dans des villes dont l’étiquette politique serait considérée comme très à droite par rapport à celle de Jean Germain.
Ce sera aux citoyens de Tours de se déterminer prochainement pour savoir s’il n’ont pas été victimes de tromperie sur la marchandise électorale proposée par le Parti Socialiste depuis 20 ans.

David Chollet
conseiller municipal,
président du groupe des élus écologistes de Tours.

Jeudi 22 décembre au matin, le 68rueducanal a été vidé par la police. Déjà les ouvriers murent les accès. L’expérimentation aura durée 5 jours. Qu’importe, d’autres canaux nous mèneront vers de nouvelles adresses. Le 68 remercie tous ceux et toutes celles qui ont soutenu cette action. Au foyer ADOMA de Joué-les-tours les résidents se constituent en collectif de lutte et le mouvement est prêt à y apporter sa solidarité. La solidarité aussi à l’hôtel liberté où la préfecture vient d’ouvrir un nouveau front.

Nous appelons une nouvelle fois toutes celles et tous ceux qui refusent cette machine à expulser et à précariser, à rejoindre le mouvement, à inventer des solidarités, à défaire le discours idéologique.

Depuis plusieurs semaines le « mouvement des papiers, des logements pour tous » se mobilise d’une part sur le problème des logements d’urgence à Tours (fonctionnement du 115, accueil des demandeurs d’asile …), et d’autre part sur la régularisation des migrants.
De nombreuses familles se retrouvent chaque soir à la rue, et cet état de fait procède d’une volonté politique. (Coupe budgétaire de 30% des financements alloués aux associations chargées de l’hébergement). Il s’agit d’une organisation de la précarité orchestrée par les services de la préfecture.
Depuis trois semaines les résidents et le personnel du Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile de Joué-Les-Tours sont quotidiennement persécutés et harcelés par la police. (contrôle d’identité, arrestation illégale …). Ce siège conduit les résidents à s’enfermer dans leurs chambres ne pouvant plus s’alimenter, ni se scolariser sans une aide extérieure. Le Réseau Education Sans Frontière à quant à lui fait état de plus d’une quinzaine d’arrestations, ces derniers jours. De plus les personnes sans papiers, travaillant depuis plusieurs années en France se sont vues refuser leur renouvellement de titre de séjour et notamment le titre de séjour « étranger malade » du fait de la dernière circulaire du ministre de l’intérieur. La situation étant identique pour les étudiants étrangers.

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Par LOUIS MAURIN Directeur de l’Observatoire des inégalités

Demain, Alma (7 ans), Artin (10 ans) et Nita (12 ans), scolarisés à Tours, seront peut-être renvoyés avec leurs parents en Serbie. Appartenant à une minorité albanophone, ils retourneront vers les persécutions liées au conflit entre la Serbie et le Kosovo. Un exemple parmi des milliers en ce mois de décembre 2011 où les préfectures mettent les bouchées doubles pour remplir leurs quotas d’expulsions d’étrangers sans papiers. Des familles de tous bords politiques en sont venues à cacher des enfants aux forces de l’ordre.

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Depuis dimanche la police « terrorise » les occupants de l’hôtel liberté à Tours (ce sont pour la plupart des familles en situation irrégulière). Dimanche la police a arrêté un géorgien (Guia c’est son prénom personne n’a pu me dire son nom) il est en rétention en région parisienne. Lundi soir vers 20h00 les flics en uniforme se sont mis à taper dans toutes les portes, personne n’a ouvert, tous étaient apeurés, sauf une famille « chinoise » le père, la mère et les deux jeunes enfants qui ont été arrêté et depuis personne ne sait ce qu’ils sont devenus, ce qui est sûr c’est qu’ils n’occupent plus leur chambre.
Dans la journée les flics contrôlent régulièrement l’identité de ceux qui entrent et sortent par l’entrée principale (les deux autres entrées ont été condamnées), y compris les personnes qui sortent en petite tenue pour aller vider leur poubelle.
A partir de 23h00, la police en civil impose un véritable couvre-feu, en contrôlant systématiquement les allées et venues, résultat les migrants savent qu’ils doivent être rentrés impérativement avant 23h00 et ne plus ressortir.
Vendredi dernier Alexandre N a été arrêté à 8h30 à l’arrêt de bus devant l’hôtel et retenu jusqu’à 18h00 le soir, son téléphone lui a été confisqué tout de suite l’empêchant d’appeler son avocate ou moi même. Comme le dit son avocate Rouillet-Mirza « tu as eu de la chance, Alexandre ». C’est la troisième « garde à vue qu’il subit en 4 mois (il a eu 18 ans au mois d’août).

1) Infos
Le rendez-vous de mercredi matin avec l’élu n’a pas eu lieu, il était malade.
Une émission de radio d’une heure sur le mouvement dans laquelle sont intervenus 6 personnes a été diffusé sur Béton.

2) Perspectives
Rendez-vous à 5h aujourd’hui, grande chance de se faire expulser.
En cas d’expulsion les actions proposées:
– Aller à la mairie pour demander le relogement des familles
– Préparer une manif occupation à la rentrée
– Aller voir à l’hôtel Conté s’il est possible qu’ils s’auto-organisent (plutôt pour ceux encore en procédures)
– Souhait des résidents d’Adoma de rencontrer le mouvement et début d’organisation de leur côté. Une réunion est prévue ce soir à 18h là-bas, notamment en lien avec la volonté de certains résidents de faire un communiqué de presse sur ce qu’ils vivent.
– Prendre des contacts et organiser une réunion avec le collectif de travailleurs sans-papiers.
– Organiser la mobilisation de la rentrée

La polémique continue au sein de la police entre Unité SGP Police, un syndicat de policiers en tenue et la direction du commissariat à propos de la politique en matière d’interpellation des étrangers.
Le syndicat Unité SGP Police, qui avait dénoncé « une véritable chasse aux étrangers », va plus loin en révélant les consignes écrites données par le directeur départemental de la sécurité publique, « à savoir une note de service datée du 7 décembre 2011, intitulée  » Lutte contre l’immigration irrégulière-mise à disposition des personnes déboutées du droit d’asile  » qui précise bien les effectifs à employer, les horaires, les lieux (foyer Cada Adoma ou même le lieu du domicile d’une famille sur la circonscription de Tours) avec, en plus, une obligation de procéder à des vérifications de domicile, ce qui, pour notre organisation, est inacceptable ». Sollicitée, la préfecture n’a pas souhaité réagir.

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Rapide compte-rendu de l’AG d’hier, mardi 20 décembre. Toujours pareil, c’est fait de mémoire et à l’arrache, alors si y en a pour compléter…

1) Résumé de la journée du mardi
Une entreprise de construction, chargé par la mairie de murer le lieu réquisitionné, est venu à 10h. Ils avaient rendez-vous. Personne d’autre n’est venu, ni police ni représentant officiel de la mairie. Ils sont repartis vers 15h. Reste que ça fait beaucoup de stress pour les gens qui dorment dans le lieu et qui sont, depuis 3 jours, un peu tout le temps les mêmes: besoin de relève! Ca fait aussi beaucoup de flou sur la position de la mairie, la procédure qui va être mise en place, les risques d’expulsion… Des élus Verts ont proposé d’approcher le Maire pour demander à ce qu’il signe un » bail précaire », sorte de convention qui permettrait au mouvement de conserver le lieu pour un temps défini (électricité, gaz et assurance à notre charge). Ce bail doit être signé avec une asso loi 1901 ayant plus de 5 ans d’existence. La LDH est d’accord. Le mouvement pourra tout de même apparaitre sur le bail, ainsi que d’autres collectifs.
L’AG s’est dit d’accord pour ces démarches, qui permettront a minima de freiner la procédure d’expulsion. Un rendez-vous entre militants et David Cholet, un élu Vert, était prévu ce matin afin de discuter avant le conseil municipal de 10h devant voter le budget de l’année.

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Une vidéo Réalisé avec le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre et Loire, diffusé lors de la journée des migrants du 17 décembre 2011.

A Tours, et partout en France, des enfants scolarisés ou en âge d’être scolarisés sont privés du droit à l’éducation, car sans logements, sans papiers, demandeurs ou déboutés du droit d’asile.
A Tours, le préfet applique ces dernières semaines une politique répressive qui ne poursuit qu’un objectif : expulser des enfants et leurs familles.
La FCPE s’est déjà indignée des méthodes qui consistent à faire la chasse aux étrangers tout particulièrement aux abords des écoles, lycées et universités. Le jeune Harutyan Hovhannissyan a été arrêté la semaine dernière alors qu’il se rendait à son lycée et placé en centre de rétention tout près de Roissy. Heureusement il a été remis en liberté par le tribunal de Meaux.
La FCPE 37 attachée aux valeurs de citoyenneté, du droit à l’éducation pour tous, et de laïcité se montre solidaire du RESF 37 dont elle est partenaire depuis sa fondation. C’est donc tout naturellement qu’elle apporte son soutien aux actions entreprises par le RESF 37 qu’il s’agisse des parrainages d’enfants issus de familles sans papiers afin qu’ils puissent poursuivre leur scolarité, comme de l’exigence de l’attribution, dans les plus brefs délais, de logement décent pour ces familles.
Le Conseil Départemental des Parents d’Élèves de la FCPE 37 appelle ses adhérents et sympathisants à apporter leur soutien aux familles, moral ou logistique.
La FCPE 37 enjoint encore une fois le préfet de faire cesser la traque aux étrangers, et de tout faire pour procurer à toutes les familles concernées le droit à l’éducation pour leurs enfants scolarisés ou en âge de l’être, un logement et des papiers.

Tout le programme du 68 est maintenu. Le camion de parpaing à fait demi-tour.

Petit rappel le 68 est un lieu à partir duquel se coordonne plusieurs fronts de lutte. L’ensemble de ses fronts à pour titre le « mouvement des papiers, des logements pour tous ». Ainsi donc le foyer ADOMA à Joué-les-Tours, harcelé par la police depuis plusieurs semaines est une de nos principale préoccupations. La police est passée à une phase inédite de persécution auprès des résidents et du personnel du foyer ADOMA à Joué-les-Tours. Le personnel est soumis à des contrôles d’identité régulier par la police et les familles sont terrorisées et reclus dans leur chambre.
En ce qui concerne l’hébergement d’urgence rien n’est stable, l’espace réquisitionné est un lieu ouvert, mais vu la précarité juridique du 68 il va de soi que nous n’y logerons pas des personnes poursuivie par la police.
Le 68 était vide voilà quelques jours et de nombreuses maisons sont ainsi laissées vide dans la ville et son aglo, alors qu’il manque un nombre de place en accueil d’urgence, d’une part et pour les demandeurs d’asile, d’autre part.
Organiser des réseaux de résistances pour protéger les personnes persécutées par la police demande beaucoup beaucoup de travail et un lieu pour coordonner tout cela. Le blog 68rueducanal exprime toutes les tendances qui traversent le mouvement, bref sa multitude.

Samedi 17 décembre a eu lieu à Tours une manifestation pour la régularisation de tous les sans-papiers et la réquisition des logements vides. Cela fait plus d’un mois que, tous les soirs, plusieurs familles de demandeurs d’asiles et de sans-papiers ne trouvent pas de place d’hébergement. Durant cette période, de nombreux lieux dans la ville ont été occupés plusieurs jours (en général jusqu’à ce que les flics nous dégagent).
Face à cette situation, pendant la manifestation du 17, un bâtiment vide depuis 1 mois et appartenant à la mairie (il s’agit de l’ancienne halte de jour, l’adresse c’est 68 rue du Canal) a été réquisitionné et héberge maintenant plusieurs personnes qui n’ont pas de logement ainsi que le mouvement.
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Voici un petit (enfin je viens de relire, pas si petit que ça!) compte rendu de l’AG de ce soir, qui s’est tenu dans le lieu réquisitionné, au 68 rue du Canal. Par faute de temps (et aussi parce que je me suis carapaté avant la fin!), ce compte rendu n’a pas été validé par l’AG, à chacun-e donc d’y apporter modifications, précisions et commentaires!

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Chronique d’une réquisition – un film documentaire de Thomas Roussillon et Joris Lachaise.
Projection au 68 Mardi, 21h

C’est la fin de la trêve hivernale. L’expulsion guette les habitants d’un ancien orphelinat laissé à l’abandon par les pouvoirs publics, au 48 de la rue Lionnaise, à Angers. Réquisitionnée, cette demeure abrite 43 demandeurs d’asile originaires de la Corne de l’Afrique, 14 Roms de Roumanie et 7 jeunes sans-logis, âgés de vingt à trente-cinq ans. Face à l’absence de propositions de relogement, tant de la part de la mairie que de la préfecture, les « habitants du 48 » s’entraident et s’organisent pour faire entendre publiquement leurs revendications. Inéluctablement, l’expulsion a lieu, le 23 avril 2009. C’est le début d’un long chemin vers le relogement pour tous les habitants du 48. C’est également l’affirmation d’un mouvement de réquisition et de résistance qui n’en est qu’à ses débuts, compte-tenu de l’affluence récente de nouveaux demandeurs d’asile.

Les ondes sont un mode de propagation de l’énergie qui traverse la matière, matière dont sont constitués les murs et les portes. Une nouvelle source d’énergie a commencé à émettre sur le Canal 68 depuis l’ancienne halte de jour (68 rue du Canal, Tours). Un phénomène biochimique appelé « vie » et émettant de l’énergie sous forme de chaleur corporelle, de pensées et de mouvements s’y est installé.

Une communication a été interceptée, le message est le suivant :

« Pour éviter une déperdition de chaleur nuisible à la vie, certaines personnes se sont réfugiées dans un bâtiment inoccupé appartenant à la mairie de Tours. Cette dernière n’a vraisemblablement que peu de considération pour les gens qui n’ont pas de toit. Elle préfère probablement que des gens dorment dehors plutôt que l’ordre tranquille de leur cité morbide soit troublé. Cette hostilité s’est manifestée ce lundi 19 décembre, dans la matinée, à travers le passage d’un agent EDF chargé de couper l’électricité. Il n’a pas été autorisé à investir les lieux pour effectuer sa sombre besogne. Dans l’après-midi, ce sont les sbires de la mairie, déguisés en policiers municipaux, qui accompagnaient le triste sire Morfoise, huissier de justice au jugement discutable et coutumier des procédures d’expulsions à la limite de la légalité. Cet oiseau de mauvaise augure était là sur ordre de la mairie pour constater l’occupation du lieu et vraisemblablement pour permettre à cette dernière d’engager une procédure d’expulsion.

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13′ ( les ondes radiophoniques du 68 )  également diffusé sur les ondes de Radio béton 93.6


21′ ( les ondes radiophoniques du 68 ) également diffusé sur les ondes de Radio béton 93.6

Samedi 17 décembre, en soirée, une cinquantaine de personnes ont ré-ouvert l’ancienne halte de jour (68 rue du Canal). Locaux fermés et laissés vide par la ville de Tours. Cette réquisition n’est que retour de justice pour tous ceux et toutes celles jeté(e)s à la rue.

le 68 est ouvert sans discontinuité

Venez au 68 avec : un plombier, un électricien, un ramoneur, un serrurier, des canapés, des matelas, des croissants, du café, de quoi manger. de la musique, un poste radio cd, des rallonges, des prises multiples, des lampes, des ampoules, des tables, des chaises, des assiettes, des couverts, des verres, un lave vaisselle, une machine à laver, une serpillières, un aspirateur, de la moquettes, des meubles, des lits, des livres, des films, une pharmacie, des papiers, des crayons, de la peinture, des pinceaux, des toiles, des draps, des couvertures, des oreillers, des duvets, une gazinière, une bouilloire, une cafetière, du sel, du beurre, de l’huile, du poivre, du vinaigre, du piment, plaques électriques, des clous, des radiateurs électriques,  ….

Lettres au 68 : Envoyez-vous – nous – une lettre au 68, rue du Canal – 3700 Tours

le 68 remercie tous ceux et toutes celles qui ont œuvré, samedi 17 décembre à creuser le le canal 68