Depuis dimanche la police « terrorise » les occupants de l’hôtel liberté à Tours (ce sont pour la plupart des familles en situation irrégulière). Dimanche la police a arrêté un géorgien (Guia c’est son prénom personne n’a pu me dire son nom) il est en rétention en région parisienne. Lundi soir vers 20h00 les flics en uniforme se sont mis à taper dans toutes les portes, personne n’a ouvert, tous étaient apeurés, sauf une famille « chinoise » le père, la mère et les deux jeunes enfants qui ont été arrêté et depuis personne ne sait ce qu’ils sont devenus, ce qui est sûr c’est qu’ils n’occupent plus leur chambre.
Dans la journée les flics contrôlent régulièrement l’identité de ceux qui entrent et sortent par l’entrée principale (les deux autres entrées ont été condamnées), y compris les personnes qui sortent en petite tenue pour aller vider leur poubelle.
A partir de 23h00, la police en civil impose un véritable couvre-feu, en contrôlant systématiquement les allées et venues, résultat les migrants savent qu’ils doivent être rentrés impérativement avant 23h00 et ne plus ressortir.
Vendredi dernier Alexandre N a été arrêté à 8h30 à l’arrêt de bus devant l’hôtel et retenu jusqu’à 18h00 le soir, son téléphone lui a été confisqué tout de suite l’empêchant d’appeler son avocate ou moi même. Comme le dit son avocate Rouillet-Mirza « tu as eu de la chance, Alexandre ». C’est la troisième « garde à vue qu’il subit en 4 mois (il a eu 18 ans au mois d’août).

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