La polémique continue au sein de la police entre Unité SGP Police, un syndicat de policiers en tenue et la direction du commissariat à propos de la politique en matière d’interpellation des étrangers.
Le syndicat Unité SGP Police, qui avait dénoncé « une véritable chasse aux étrangers », va plus loin en révélant les consignes écrites données par le directeur départemental de la sécurité publique, « à savoir une note de service datée du 7 décembre 2011, intitulée  » Lutte contre l’immigration irrégulière-mise à disposition des personnes déboutées du droit d’asile  » qui précise bien les effectifs à employer, les horaires, les lieux (foyer Cada Adoma ou même le lieu du domicile d’une famille sur la circonscription de Tours) avec, en plus, une obligation de procéder à des vérifications de domicile, ce qui, pour notre organisation, est inacceptable ». Sollicitée, la préfecture n’a pas souhaité réagir.

Le Réseau éducation sans frontières d’Indre-et-Loire a réagi, dans un communiqué, aux propos de Christian Pouget, secrétaire général de la préfecture concernant les arrestations de sans-papiers.
RESF souligne pour sa part que, « ces dernières semaines, des juges des libertés et de la détention ont décidé de libérer des sans-papiers ». C’est ainsi que le jeune élève interpellé la semaine dernière aux abords du lycée Albert-Bayet, Harutyan Hovhannissyan, a été remis en liberté par le JLD du tribunal de Meaux. Il est donc sorti libre du centre de rétention de Mesnil-Amelot. RESF indique aussi qu’une OQTF (obligation de quitter le territoire français) a été annulée récemment par le tribunal administratif d’Orléans.
« Refuser à des étrangers le droit de rester en France, c’est légal, les régulariser, c’est légal aussi », précise RESF.

Nouvelle République. 16/12/2011

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